Dis oui au dix-huit !

janvier 7, 2018

Dis oui au dix-huit !

Amis, ces mots

Sont à l’honneur

Des animaux

Réveillonneurs…

Un âne, un bœuf,

Bêtes qui aiment

Humer du neuf,

Soufflent au nez

D’un nouveau-né.

Sept jours plus tard,

Quand, tapageurs,

Pétards, fêtards,

Sont ravageurs,

Une femelle

Vêle et révèle

Le joli veau

De l’an nouveau !

La Flèche

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Trop petits pour l’écran

décembre 23, 2017

Trop petits pour l’écran ?

Trop de collégiens butés  ne vont pas au-delà de leur téléphone : c’est aussi cela le plafond  de verre. Pour ces ados-rateurs de l’appareil,  « Dieu écran » et Apple est son fruit. Blanquer, lui, veut mettre le hola au allo, substituer au moderne mobile mots et billes d’antan et n’autoriser qu’au goûter les tablettes… chocolatées. Si les enseignants disent au ministre mélomane «  Ok chorale », ils prédisent que son interdiction du portable, trop téléphonée, tombera à l’eau. Ils craignent que les élèves à cran réclament à cor, à cri et à tout crin leur écran. Des partisans de l’excellence numérique arguent même que la future élite de la nation – la crème scolaire – mérite un  écran total.

La Flèche


Le yéti n’y était pas

décembre 14, 2017

Le yéti n’y était pas

Yéti , y es-tu ? Non ! C’est prouvé,  la grosse bête du Tibet qui montait , qui montait  jusqu’aux cimes de l’Himalaya n’est qu’un mythe et c’est embêtant :  pour titiller le yéti tibétain,  tintin ! Les inventeurs de cette créature avaient « vendu » une peau d’ours, tour pendable au pays du panda. En plein  retour de la guerre froide et  rapprochement sino-russe,  la requalification du yéti en  URSSidé est logique. Quant à l’abominable homme des neiges, le vrai, on croise à skis ce beau minable, qui vous coupe la trajectoire puis la parole si vous protestez. Métis de yéti, et, s’il a la bave aux lèvres, d’ours mal léché.

La Flèche


Vendre, dis-je

décembre 7, 2017

Vendre dis-je

Sans mémoire du Jeudi noir de la Grande crise, le consommateur se grise du Black Friday. Les magasins sont noirs de monde depuis qu’un obscur marketeux a eu l’idée lumineuse de remplacer la quinzaine du blanc par un jour sombre voué non au sabbat mais au cabas. Est-ce moral ? Oui et non. Si le vendredi noir révèle immédiatement tout blanchîment, il rend invisible le travail au black. Sans noircir le tableau à la façon de Soulages, disons donc que le bilan n’est pas tout blanc : il se partage équitablement, comme sur l’échiquier. Le chéquier, ne le sortez pas, si à l’assommante sommation à consommer du Black Friday vous préférez «  Vendredi ou la vie sauvage »…

La Flèche

 


Confit d’intérêts

novembre 30, 2017

Confit d’intérêts

Quand une gallinacée avait la baraka d’être épargnée par Obama, personne ne gloussait aux dépens du président. Mais en graciant, de préférence à  un pachyderme à trompe, une dinde à « crête », Donald donne l’impression de s’auto-amnistier. La comparaison est certes tirée par les cheveux. En effet, la bête glougloutante se comporte généralement en digne dindon, tandis que l’imbécile, dégoûtant, émet souvent un dingue ding-dong, qui donne le bourdon. Si les anti-Trump étaient  cannibales, ils  le commanderaient sous cloche, fourré aux marrons : en dindon de la farce.

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Le cas chaud du bachot

novembre 23, 2017

Le cas chaud du bachot

Réformer, voire invalider le diplôme napoléonien dont la cote empire, c’est se mettre à dos le lycéen qui rêve de ce parchemin puis d’un bon appart. Mais si le bac n’ a pas dit son dernier mot, il est peut-être en phrase terminale.  Surchargé de lauréats au ras de l’eau, le bac s’échoue plutôt qu’il ne débarque sur les rivages de la fac. Là les lycéens désillusionnés essuient tirs et tris sélectifs. Pour mieux préparer les élèves au grand large comme à la terre ferme de la vraie vie, remplaçons le bachotage en eau tiède par le cabotage en mer et la sinistre instruction en salle par l’école chic dans les prés !

La Flèche


Mélodie en sol

novembre 16, 2017

Mélodie en sol

O tonnes de feuilles tachées et chatoyantes chutant en petites coupures ! Arrachées à l’arbre généalogique auquel vous vous étiez attachées, vous tombez de haut avec légèreté. Si le sol est mouillé, piétinées, ratatinées, écrabouillées, vous terminez en ratatouille couleur rouille : tapis violent. Mais par temps clair et vent salubre, vous partez aussi sec à l’aventure, chatouillant la planète de votre petit pétiole migrateur mi-grattoir. Et ce saphir sillonnant le disque terrestre de produire la plus mélancolique des musiques : sonate d’automne.

La Flèche