Métaphore filée
Etymologiquement, le candidat se présente comme quelqu’un de tout blanc. Drapé de dignité dans sa toge, il est aussitôt interrogé par des journalistes qui veulent en découdre. Examiné sous toutes les “coutures”, le prétendant à la présidence y laisse des plumes. Si sa tunique est trop simple, on tâche de le salir, on lui reproche de ne pas avoir le respect de l’étiquette puis on le prie d’aller se rhabiller : cela ne fait pas un pli. Si sa toge est trop sophistiquée, ou bordée de rouge, on en tire prétexte pour l’accuser de broder. C’est pourquoi tous les postulants entrant dans la campagne vêtus à la romaine en ressortent avec une veste ou battus à plate couture. Sauf le vainqueur… mais son cas est (t)unique !
Christophe Fléchon
Publié par flechon